Chauffage et eau chaude

On peut produire de l’eau chaude de plusieurs façons. Mais selon l’équipement, l’efficacité peut être discutable. En terme de confort tout d’abord : délai d’attente eau chaude, température, quantité disponible… Et aussi en terme de dépenses : coût de l’eau chaude, gaspillage d’eau et dépense d’énergie trop importante. Il convient donc de passer en revue les différentes solutions pour produire de l’Eau Chaude Sanitaire.

La chaudière à accumulation

Produire son ECS en même temps que son chauffage a longtemps été la solution privilégiée. Qu’on utilise du gaz ou du fioul. L’ECS est stockée dans un ballon, souvent appelée «préparateur» ou «échangeur». Des critère écologiques et économiques remettent de plus en plus en cause cette option.

La chaudière à production instantanée

Electrique ou au gaz, elle a l’avantage de prendre peu de place et de ne pas nécessiter un ballon de stockage. On définit la température, et l’eau chaude peut nous alimenter de manière continue et sans limite.

Toutefois, les premiers litres d’eau tirés sont gaspillés le temps d’atteindre la bonne température. Et la température de chauffe est souvent trop élevée, nécessitant de mitiger avec de l’eau froide.

L’eau traverse un corps de chauffe au travers d’un serpentin. Le fait de ne pas stocker l’eau peut engendrer de l’entartrage dans la chaudière. La température de l’ECS est proportionnelle à la puissance de la chaudière. Plus elle est élevée, moins l’eau mettra de temps à obtenir la bonne température. Peu économique, cette solution est souvent utilisée dans des dépendances, ou en résidences peu occupées.

Le cumulus électrique

Cette option cumule l’avantage du stockage et une disponibilité de l’eau chaude. Toutefois, elle cumule aussi les inconvénients !

Emplacement nécessaire à la pose du «ballon électrique», perte des premiers litres d’eau le temps que l’eau chaude arrive au robinet, et coût de l’énergie en inflation constante.

Le principe est également le chauffage de l’eau dans un serpentin, à l’intérieur de la cuve.

Les cumulus sont souvent surdimensionnés par rapport au besoin réels de l’habitat. Aussi peut-il y avoir une déperdition, du fait de la sous consommation, qui entraîne une consommation d’énergie inutile donc.

La chaudière hybride

Certaines chaudières allient efficacement les points forts de l’instantané et de l’accumulation .

La chaudière fonctionne en mode instantané pour un petit besoin (une douche de 30 à 40 litres) et l’eau chaude est produite en fonction des besoins sans apport complémentaire des ballons. Pour de plus gros puisages et satisfaire aux débits de pointe, par exemple pour une baignoire. Les deux sources de stockage apporteront le complément d’eau chaude nécessaire à la production instantanée. Mais, il faudra aussi moins de temps pour les réchauffer qu’avec une chaudière couplée à un ballon échangeur. La chaudière régénérera les 2 ballons en circuit fermé en moins de 10 minutes !

La pompe à chaleur

Sur le même principe qu’une chaudière classique, l’ECS va être stockée dans un préparateur. A ceci près que l’aérothermie utilisée, plus écologique et moins coûteuse vont permettre également des performances plus que convenables. Ecolo, peu gourmand : c’est l’une des solutions à privilégier aujourd’hui.

Le ballon d’eau chaude solaire

Profiter d’une énergie gratuite (le soleil) pour chauffer son eau ! Cela peut faire rêver, et c’est effectivement possible. Toutefois, il faut des capteurs solaires de surface plus ou moins importante selon le lieu d’habitation. Au risque de devoir prévoir un appoint avec une résistance… électrique, qui sera gourmande donc !

Le ballon thermodynamique

C’est une pompe à chaleur en modèle réduit ! Sur le même principe d’un réfrigérateur à l’envers, un échanger va produire de la chaleur à l’intérieur d’un ballon grâce à l’air extérieur utilisé (aérothermie) avec un groupe, sur le même principe qu’une PAC, ou encore mieux ; grâce à l’air ambiant ! Plus tempéré, les performances du chauffe-eau n’en sont que meilleures. L’idéal étant de le positionner par exemple dans une buanderie. Non seulement il récupérera les calories de la machine à laver et du sèche-linge, mais de surcroît il va débarrasser l’air ambiant de son humidité !

Il nécessite toutefois de disposer de l’emplacement nécessaire (quasi identique à celui d’un cumulus). Les économies réalisées n’ont d’égal que le confort obtenu avec une réserve d’eau chaude toujours disponible. L’ECS étant chauffée entre 53 et 55°C, la disponible à une température de 40° (soit plus chaud qu’une douche) est environ d’une fois et demi la capacité réelle du ballon !

Bien choisir !

En rénovation surtout, il faut tenir compte des équipements hydrauliques en place, y compris le diamètre des tuyauteries.

Déterminer ensuite le besoin, selon le nombre de personnes vivant dans l’habitat et à des horaires identiques ou au contraire s’étalant plus sur la journée.

Apprécier les avantages du secteur de l’habitation : température extérieur douce ou non toute l’année, ensoleillement, ect…

Déterminer son besoin en ECS

Le débit d’eau chaude « Qecs » que doit assurer un générateur pour un équipement sanitaire (robinetterie, mitigeur, douchette, …) possédant un débit théorique « Q » peut se calculer ainsi :

Qecs = Q . (T – Tef) / (Tecs – Tef)

Qecs : débit nécessaire en ECS en L/min
Q : débit en eau mitigée de l’équipement en L/min
T : température de l’eau mitigée au point de puisage (± 40°C)
Tef : température de l’eau froide sanitaire (± 10°C)
Tecs : température ECS en fin de réseaux (± 55°C)

Exemple : si votre douchette est donnée par le fabricant pour un débit max de 9L/min (sous 3 bar), et que vous souhaitez une eau à 40°C pour vous doucher, la chaudière doit être en mesure d’assurer en continu une production d’ECS de :

Qecs = 9 x (40 – 10) / (55 – 10) = 6L/min

Si on augmente légèrement la température de stockage (ou de production) de l’eau chaude, en demandant par exemple à la chaudière de produire de l’eau à 65°C, avec une perte de 5°C sur la distribution, le débit nécessaire n’est plus que de :

Qecs = 9 x (40 – 10) / (60 -10) = 5,4L/min

L’entretien

Détartrage, vérification de l’anode, de la carte électronique ou tout autre élément selon l’équipement ; ces actions sont indispensables à la pérennité de votre appareil. N’hésitez donc pas à solliciter votre installateur RGE pour un contrat d’entretien et de maintenance.

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